Muséum de Grenoble

Dernières 2016

"Palmyre, un rêve évanoui"

 

Mercredi 31 mai 2017 à 18h30

(entrée libre et gratuite) - Auditorium du Musée de Grenoble

5 place Lavalette - Grenoble  (Attention changement exceptionnel de lieu !)

 

Conférencier : Jean-Baptiste YON,  Directeur de recherche au CNRS


Le site antique de Palmyre en Syrie a été récemment, et de manière malheureuse, au premier plan de l’actualité.
Cette conférence propose de revenir sur l’histoire ancienne de la ville (du Ier s. av. J.-C. au IIIe s. apr. J.-C.) et son apogée, à l’époque de la fameuse reine Zénobie.
Installée entre une chaîne montagneuse et la steppe syrienne proprement dite, Palmyre a tiré profit de ce site d’oasis pour contrôler une partie du commerce caravanier entre la Méditerranée et l’Orient pendant la période romaine.
Incorporée à l’empire romain dès le Ier s. apr. J.-C., la cité a su en tirer parti : son intégration est visible dans le style de ses monuments et la présence de ses citoyens comme soldats et commerçants dans les régions les plus éloignées de l’empire. Au-delà, en Mésopotamie, dans le Golfe, en Arabie, et jusqu’en Inde, les Palmyréniens ont également laissé des traces de leurs activités. La meilleure preuve des formidables richesses accumulées par ses marchands se lit dans la parure monumentale de la ville, dont les colonnades, les sanctuaires et les tombes monumentales en faisaient un joyau touristique, depuis sa redécouverte par les historiens à partir du XVIIIe s.

 

"La terre avant les dinosaures"

Mercredi 12 avril 2017 à 18h30

entrée libre et gratuite - auditorium du Muséum (entrée par la rue des Dauphins)

 

 

Conférencier : Jean-Sébastien STEYER, paléontologue au CNRS rattaché au Muséum d’Histoire Naturelle à Paris.

 

On parle souvent des dinosaures, mais que s'est-il passé avant ? Partez à la découverte de notre planète il y a 250 millions d'années, cette terre unique et très vaste nommée Pangée. Explorez sa flore et sa faune fantastique composée de "salamandres" géantes, de grands reptiles herbivores ou à dents de sabre : un bestiaire digne de la science-fiction, mais pourtant bien réel et d'une importance cruciale pour notre compréhension de l'évolution des espèces.

 

Biographie de Mr Steyer :  Il est l’un des rares spécialistes qui étudie la vie sur Terre avant les dinosaures. Ce passionné de vulgarisation publie régulièrement des ouvrages de référence comme "La Terre avant les dinosaures (2009), "Exquise planète" (2014), ou encore "Demain, les animaux du futur" (2015). Il est également, entre deux expéditions paléontologiques de par le monde, chroniqueur pour les revues "Pour la science" et "Espèces".

En préambule de cette conférence, Mr Steyer dédicacera son livre

"Le retour d'un prédateur : le loup"

 

Mercredi 5 avril 2017 à 18h30

(entrée libre et gratuite) - Auditorium du Muséum

 

Conférencier : Mr Laurent GARDE, écologue, anthropologue et pastoraliste, mène une activité de recherche au sein du Centre d’Etudes et de Réalisations Pastorales Alpes Méditerranée.

 

 

Voici vingt-cinq ans, le loup faisait irruption dans les montagnes françaises après une éclipse de plus d'un siècle. Animal fantastique de nos contes et légendes, il retrouvait dans les écosystèmes sa place de régulateur de la faune sauvage. Prédateur sur le bétail, aussi ! Éleveurs et bergers, pris par surprise, étaient sommés de retrouver les gestes d'antan pour protéger leurs troupeaux. Une histoire vieille comme l'élevage : déjà, Grecs et Romains encourageaient la destruction des loups par le versement de primes, recommandaient l'usage du poison, instituaient le corps des luparii, ancêtres des louvetiers…

La symbolique du loup est universelle et prend naissance dans l'inconscient de l'homme. Une symbolique toujours à double sens, selon qu'il s'agisse de s'approprier ou d'apprivoiser la violence primale du loup, de Gengis Khan à saint François d'Assise. La Louve de Rome, le Petit Chaperon rouge, le Grand méchant loup figurent dans les mythes anciens de nombreuses sociétés humaines, depuis la Scandinavie jusqu'au Turkestan.

Aujourd'hui, les loups ont toute latitude pour se répandre partout dans nos campagnes. Un défi redoutable pour les éleveurs qui préfèrent le pâturage à l'élevage hors-sol, comme pour une société qui rêve de nature sauvage sans renoncer à des gigots et fromages produits dans des conditions naturelles.

 

«Voyage à travers l'illustration des plantes»

Mercredi 8 mars 2017 à 18h30 précises

(entrée libre et gratuite) - Auditorium du Muséum

 

 


Conférencier :  Botaniste, illustrateur et conférencier, Correspondant au Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris, Membre de la Société Botanique de France

 

De tous temps et dans le monde entier, les hommes ont éprouvé la nécessité de s’approprier la nature par sa représentation (gravures, sculptures, éléments d’architecture, dessins, peintures, etc.). Pour des raisons magiques, religieuses, alimentaires, médicinales, savantes, esthétiques, les plantes ont occupé une place de choix dans ces illustrations. Nous vous convions, lors de cette conférence, à un voyage au travers d’œuvres illustrant des végétaux ou inspirées de leurs formes, depuis un os gravé dans la préhistoire jusqu’aux ouvrages de botanique passés et actuels.

 

Téléchargez le biographie et filmographie de Philippe DANTON en cliquant ici

 

 

 

 

 

 

«L'éruption mystérieuse qui ébranla le Moyen-Age»

Mercredi 11 janvier 2017 à 18h30 précises

(entrée libre et gratuite) - Auditorium du Muséum

 


Conférencier :  Franck LAVIGNE, Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Directeur du Laboratoire de Géographie Physique UMR 8591, Meudon

 

Il y a 30 ans, les glaciologues ont identifié la présence dans les glaces polaires d’un pic de sulfate bien plus élevé que tous les autres, daté aux environs de 1257 ap. JC. Ce pic résulte d’une éruption majeure, qui a eu des répercussions climatiques à l’échelle globale.
Le volcan responsable est le Samalas, situé dans le massif du Rinjani sur l’île indonésienne de Lombok. La reconstitution de l’éruption par notre équipe pluridisciplinaire a confirmé que celle-ci était très violente, avec un Indice d’Explosivité Volcanique de 7 sur une échelle de 1 à 8.


Trois explosions principales ont produit des retombées de ponces jusqu’à 2,5 m d’épaisseur, tandis que les écroulements successifs de la colonne éruptive de 40 km de hauteur ont engendré des nuées ardentes qui ont recouvert l’île sous plusieurs dizaines de mètres de ponces.


Cette éruption est aussi décrite dans des légendes locales gravées sur des feuilles de palmier, dans lesquelles on apprend qu’elle a détruit la capitale du royaume de Pamatan, qui reste toujours enfouie sous les dépôts quelque part sur l’île.


La conférence décrit le travail de recherche mené, depuis son origine, jusqu’aux travaux encore en cours, visant à mieux comprendre les impacts locaux, régionaux et globaux de cette éruption.

 

La caldera du Samalas, adjacente au volcan Rinjani (3726 m) héberge un lac et le cône actif du Barujari.

Crédit : Céline Vidal IPGP 2014.