Muséum de Grenoble

Dernières

La flore des montagnes de l'Isère

Mercredi 6 juin 2018 à 18h30

à l'auditorium du Muséum - entrée libre et gratuite

Conférencier : Michel Armand, botaniste, co-auteur de l'Atlas des Plants protégées de l'Isère

 

 

Chartreuse, Vercors, Grandes Rousses, Ecrins...

Les massifs montagneux de l'Isère accueillent une flore d'une grande richesse.

Venez découvrir les spécificités et les originalités botaniques rencontrées dans chacun de ces massifs.

Un trappeur au Québec

Jeudi 31 mai 2018 à 18h30

à l'auditorium du Muséum - entrée libre et gratuite

Conférencier : Michel Demouy

 

Cette conférence se propose de présenter les diverses activités d'un trappeur opérant depuis plusieurs décennies dans la province canadienne du Québec. Par trappeur, on entend ici un chasseur professionnel en Amérique du Nord (USA et Canada), utilisant généralement divers pièges ou trappes pour prélever la fourrure de nombreuses espèces animales (ours, loup, renard, castor, vison...).

Mais ces pratiques sont maintenant révolues. Confrontée à la raréfaction rapide de certaines espèces dans plusieurs régions nord-américaines (par exemple le castor) et à une préoccupation grandissante de maintien de  la biodiversité, cette profession est aujourd'hui très strictement réglementée. Au contraire même, le trappeur est amené à jouer aujourd’hui un rôle écologique fondamental en régulant, dans le cadre de programmes de gestion, la dynamique, à court comme à long terme, des diverses populations animales interagissant au sein de l'écosystème. Son activité ordinaire comprend, outre l'indispensable suivi des multiples populations représentées, l'élimination physique des individus malades et l'éloignement de ceux jugés potentiellement dangereux. Enfin, n'oublions pas que le trappeur demeure un personnage iconique de la littérature nord-américaine.

Conférence

En partenariat avec Beaufortain Géo Découvertes, le Parc National de la Vanoise et les Amis du Muséum dans le cadre de Géofestival

 

Les grands glaciers : Groenland aujourd'hui, Vanoise et Beaufortain il y a 20 000 ans

Programme de la conférence cliquez ici

Vendredi 1er juin 2018

2 séances à 17h et à 20h

à l'Office du Tourisme de Grenoble

Prix d'entrée 8€

Billets en vente sur www.geofestival2018.fr ou sur place (dans la limite des places disponibles)

Paysages d'avant les paysages :

métaporphose des paysages végétal et animal à la fin des temps glaciaires

 

Mercredi 13 juin 2018 à 18h30

Auditorium du Muséum

Entrée libre et gratuite

 

Conférenciers : Pierre BINTZ, AVDPA et Christophe GRIGGO, EDYTEM-Univ de Chambéry

 

Les paysages ont une histoire. Le paysage actuel n'est finalement qu'un arrêt sur image d'un film qui raconte l'évolution du paysage en perpétuel changement en fonction des climats.

Abondamment illustrée, la conférence montrera les profonds changements subis par les paysages isérois et alpins depuis la fin de la dernière glaciation jusqu'à la transformation par déboisement du paysage végétal et animal par l'homme, pasteur et agriculteur du Néolithique.

 

Image évoquant la cuvette grenobloise sous la glace à la fin de la dernière glaciation :

 

Coin de la Chartreuse, milieu végétal et vie animale au début de l'amélioration climatique succédant au recul du glacier et à l'arrivée des premiers alpins :

En partenariat avec le Muséum

«Que nous apprennent les plantes de haute montagne en biologie ?»

Mercredi 31 janvier 2018


à 18h30
(entrée libre et gratuite) Auditorium du Muséum

Conférencier : Dr Sébastien Lavergne, Laboratoire d’Ecologie Alpine, CNRS - Université Grenoble Alpes



Très longtemps perçues comme des lieux spirituels et sacrés, les montagnes n'ont que très récemment été l'objet d'études scientifiques. C'est au début du XIXème siècle que les premiers biogéographes voyageurs de Caldas et von Humboldt commencent à étudier et lister les espèces végétales sur divers sommets andins. Plus tard en Europe, John Ball commence à s'intéresser aux plantes de haute montagne, et développe des théories qui troublent profondément un certain Charles Darwin, grand artisan de la théorie de l'évolution. Au point que celui-ci considèrera définitivement l'origine des plantes à fleurs comme un « mystère abominable ». Ce mystère est resté ensuite légué à la postérité pendant plus d'un siècle, car les grands développements de la biologie évolutive et de l'écologie se sont basés sur l'étude d'autres écosystèmes, comme les îles océaniques et les forêts tropicales.


C'est donc très récemment que les écosystèmes alpins, en particulier ceux de la haute montagne, ont connu un regain d'intérêt scientifique. L'étude des plantes de haute montagne apporte maintenant un regard nouveau, ou même suscite des questions nouvelles et inattendues, sur des problèmes fondamentaux comme la biologie de l'adaptation, la vitesse des mécanismes d'évolution, la réponse des espèces aux changements climatiques (passés et actuels), ou encore la nature des interactions écologiques entre espèces.
Dans cet exposé, nous voyagerons à travers l'histoire de la botanique, de l'alpinisme et de la biologie de l'évolution.

En partenariat avec le Muséum de Grenoble
et Gentiana


«Les herbiers historiques, outils pour la connaissance de la flore alpine»

Mercredi 28 février 2018


 à 18h30


(entrée libre et gratuite) - Auditorium du Muséum

Conférencier : Matthieu Lefebvre, chargé de collection botanique au Muséum



Commencée officiellement en 1801, cette collection regroupe aujourd’hui près de  150 herbiers différents, pour un total estimé de 300 000 parts, avec une logique d’acquisition tournée dès le début vers les herbiers Dauphinois et des Alpes du Nord. Même si le plus connu reste l’herbier de Dominique Villars, c’est l’ensemble de ces collections qui représente un outil toujours d’actualité pour les botanistes français et européens.

En partenariat avec le Muséum

 

"Les montanges méditerranéennes, des ïles-refuges de biodiversité végétale"

 

Mercredi 14 mars 2018

à 18h30

entrée libre et gratuite- auditorium du Muséum

 

Conférenciers : Frédéric Médail (Aix-Marseille Université/IMBE) et Katia Diadema (Conservatoire botanique national méditerranéen à Porquerolles).

Les refuges, zones où le climat est resté stable durant les dernières glaciations, ont permis aux plantes de survivre malgré les bouleversements de cette période. Véritables réservoirs de diversité génétique pour la flore méditerranéenne, Ils sont aujourd'hui menacés par les changements environnementaux en cours.

Les plantes, des êtres à fleur de "pot"

 

Mardi 20 mars 2018 à 18h30

Entrée libre et gratuite - Auditorium du Muséum

Conférencière : Catherine LENNE, Maître de conférence, enseignante chercheuse en biologie végétale à l’Université Clermont Auvergne



On croyait les plantes abonnées à la beauté éphémère certes, mais fixées et insensibles. Mais, durant les dernières décennies, les scientifiques les découvrent sensibles (et même hypersensibles !) et animées de mouvements. Elles seraient capables de percevoir les facteurs physiques et biologiques de leur environnement, mais aussi d’y répondre par des réponses adaptées et mesurées. Les plantes seraient douées d’une sensibilité, posséderaient des capacités de communiquer, seraient même capables de mémoriser des événements et de développer des processus d’apprentissage…


Pour découvrir cette nouvelle biologie végétale, la conférence mettra à la portée de tous, les travaux récents de la recherche en botanique, associant biologistes et physiciens, pour définitivement changer notre vision du végétal.

 

consultez le blog de Catherine LENNE

 

Vers une fonte prochaine inéluctable des glaciers des Alpes !

Mercredi 13 décembre 2017

à 18h30 à l'auditorium du Muséum

Entrée libre et Gratuite

Conférencier : Christian Vincent, ingénieur de recherche, laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l'Environnement

 

Les glaciers de montagne subissent des changements très importants et facilement identifiables depuis quelques décennies. Dans différentes régions du monde, dont les Alpes suisses, autrichiennes, italiennes et françaises, ils sont mesurés très en détail. Nous examinerons dans quelle mesure les fluctuations des glaciers sont similaires à l’échelle de la chaine alpine et comment ils témoignent des changements climatiques.

Comment se comportent les glaciers dans les Alpes et dans les autres régions du monde ? Quel est l’impact du climat sur ces glaciers ? Quels sont les risques associés ? Quel est le devenir de ces glaciers ? Est-ce que ces changements pourraient affecter le débit des rivières dans les Alpes ou dans d’autres régions du monde ? Quelles sont les recherches qui sont conduites actuellement sur les glaciers ? Ce sont les questions que nous aborderons.

***

Les scientifiques s'accordent pour imputer la fonte généralisée des glaciers continentaux au réchauffement climatique récent, réchauffement occasionné par l'accroisssement de la composante anthropique de l'effet de serre.


Situation alarmante au glacier d'Argentière

Nous remercions vivement France 3 Alpes pour cette séquence vidéo qu'ils nous ons fournis.

 

Dans une remarquable étude publiée au début de cette année dans l'excellente revue américaine, Geophysical Research Letters, sur la dynamique de l'évolution, à l'échelle de l'arc alpin, d'un échantillon de six appareils glaciaires, un groupe de glaciologues alpins conclu, information quelque peu alarmante , que la fonte  des glaciers étudiés s'est très notablement accélérée au cours des dernières décénnies et que l'on doit maintenant craindre leur disparition inéluctable avant la fin de ce siècle.

"Comment s'adapter aux dérèglements climatiques ?"

 

Mercredi 4  octobre 2017 à 18h30

Auditorium du Muséum - entrée libre et gratuite

Conférencier :  Jacques Blondel, Directeur de recherche émérite au CNRS

 

Les dérèglements climatiques sont l’une des composantes de ce qu’on appelle le « changement global ». Ils imposent de nouvelles contraintes aux organismes qui y répondent de plusieurs manières, soit en se déplaçant, ce qu’on appelle la « traque à l’habitat », soit en s’adaptant à ces nouvelles contraintes en restant sur place.

S’ils s’adaptent ils peuvent le faire de deux manières : par ajustement de leur comportement, par exemple en avançant la date de leur reproduction ou en revenant plus tôt de migration, processus qui relèvent d’une plasticité phénotypique. Mais ils peuvent aussi le faire par une réponse génétique aux nouvelles pressions de sélection imposées par ces changements ; il s’agit alors de processusmicro-évolutifs.

Des recherches récentes ont montré que les deux types de processus peuvent interagir pour accélérer le processus d’adaptation. De nombreux traits d’histoire de vie non indépendants les uns des autres (sélection de l’habitat, migration, date de reproduction, fécondité, mue etc.) sont impliqués dans ces changements.

Comme les espèces ne répondent pas toutes de la même manière à ces changements, de nouveaux types de peuplements et d’écosystèmes sont observés. Les mécanismes entrant en jeu seront expliqués à l’aide d’exemples concrets empruntés chez les oiseaux mais aussi chez d’autres groupes animaux et végétaux.

L'APHID (Association pour le Patrimoine et l'Histoire de l'Industrie en Dauphiné) organise une conférence en collaboration avec le Muséum et les Amis du Muséum (www.aphid.fr)

 

"Gueymard et Vicat, trente ans d'amicale collaboration"

 

Lundi 20 novembre 2017 à  18h

Auditorium du Muséum - entrée libre et gratuite

 

Conférencier : Francis Durand

 

En 1803, dans les locaux du lycée de Grenoble, deux jeunes garçons préparent le concours de l'école polytechnique. Ils ont été remarqués par le préfet Joseph Fourier, et placés sous la houlette bienveillante de ce bon monsieur Chabert, professeur de mathématiques. Le plus agé, Louis Vicat, fonctionne comme répétiteur ; il réussit le concours en 1804, puis devient ingénieur des ponts et chaussées. Le plus jeune, Emile Gueymard, intègre deux ans plus tard et devient ingénieur des mines.

Vingt ans plus tard, ils se retrouvent, travaillant côte à côte dans la grande salle du laboratoire de la faculté des sciences, place de la Halle à Grenoble.

Entre temps, Vicat s'est heurté aux problèmes de tenue des maçonneries dans l'eau. Il a lancé un vaste programme expérimental qui l’a mené à définir les pierres à ciment à utiliser et les traitements à leur faire subir pour fabriquer les liants cimentiers. Puis il a mobilisé ses collègues de la France entière pour répertorier les sites exploitables. Gueymard a parcouru le Dauphiné pour répertorier ses ressources et ses productions métallurgiques ou minérales ; puis il a créé le laboratoire de chimie de Grenoble.

Maintenant de multiples échantillons de pierres à ciment convergent vers Grenoble. Gueymard et Vicat les analysent et en tirent des informations dont ils font profiter la jeune communauté des cimentiers.

Vicat et de Gueymard seront, l'un comme l'autre, appelés à la capitale pour exercer les plus hautes responsabilités administratives, mais chacun mettra en avant son patriotisme dauphinois pour terminer à Grenoble une carrière entourée de l'estime générale.

 

  Emile Gueymard            Louis Vicat

"Palmyre, un rêve évanoui"

 

Mercredi 31 mai 2017 à 18h30

(entrée libre et gratuite) - Auditorium du Musée de Grenoble

5 place Lavalette - Grenoble  (Attention changement exceptionnel de lieu !)

 

Conférencier : Jean-Baptiste YON,  Directeur de recherche au CNRS


Le site antique de Palmyre en Syrie a été récemment, et de manière malheureuse, au premier plan de l’actualité.
Cette conférence propose de revenir sur l’histoire ancienne de la ville (du Ier s. av. J.-C. au IIIe s. apr. J.-C.) et son apogée, à l’époque de la fameuse reine Zénobie.
Installée entre une chaîne montagneuse et la steppe syrienne proprement dite, Palmyre a tiré profit de ce site d’oasis pour contrôler une partie du commerce caravanier entre la Méditerranée et l’Orient pendant la période romaine.
Incorporée à l’empire romain dès le Ier s. apr. J.-C., la cité a su en tirer parti : son intégration est visible dans le style de ses monuments et la présence de ses citoyens comme soldats et commerçants dans les régions les plus éloignées de l’empire. Au-delà, en Mésopotamie, dans le Golfe, en Arabie, et jusqu’en Inde, les Palmyréniens ont également laissé des traces de leurs activités. La meilleure preuve des formidables richesses accumulées par ses marchands se lit dans la parure monumentale de la ville, dont les colonnades, les sanctuaires et les tombes monumentales en faisaient un joyau touristique, depuis sa redécouverte par les historiens à partir du XVIIIe s.

 

"La terre avant les dinosaures"

Mercredi 12 avril 2017 à 18h30

entrée libre et gratuite - auditorium du Muséum (entrée par la rue des Dauphins)

 

 

Conférencier : Jean-Sébastien STEYER, paléontologue au CNRS rattaché au Muséum d’Histoire Naturelle à Paris.

 

On parle souvent des dinosaures, mais que s'est-il passé avant ? Partez à la découverte de notre planète il y a 250 millions d'années, cette terre unique et très vaste nommée Pangée. Explorez sa flore et sa faune fantastique composée de "salamandres" géantes, de grands reptiles herbivores ou à dents de sabre : un bestiaire digne de la science-fiction, mais pourtant bien réel et d'une importance cruciale pour notre compréhension de l'évolution des espèces.

 

Biographie de Mr Steyer :  Il est l’un des rares spécialistes qui étudie la vie sur Terre avant les dinosaures. Ce passionné de vulgarisation publie régulièrement des ouvrages de référence comme "La Terre avant les dinosaures (2009), "Exquise planète" (2014), ou encore "Demain, les animaux du futur" (2015). Il est également, entre deux expéditions paléontologiques de par le monde, chroniqueur pour les revues "Pour la science" et "Espèces".

En préambule de cette conférence, Mr Steyer dédicacera son livre

"Le retour d'un prédateur : le loup"

 

Mercredi 5 avril 2017 à 18h30

(entrée libre et gratuite) - Auditorium du Muséum

 

Conférencier : Mr Laurent GARDE, écologue, anthropologue et pastoraliste, mène une activité de recherche au sein du Centre d’Etudes et de Réalisations Pastorales Alpes Méditerranée.

 

 

Voici vingt-cinq ans, le loup faisait irruption dans les montagnes françaises après une éclipse de plus d'un siècle. Animal fantastique de nos contes et légendes, il retrouvait dans les écosystèmes sa place de régulateur de la faune sauvage. Prédateur sur le bétail, aussi ! Éleveurs et bergers, pris par surprise, étaient sommés de retrouver les gestes d'antan pour protéger leurs troupeaux. Une histoire vieille comme l'élevage : déjà, Grecs et Romains encourageaient la destruction des loups par le versement de primes, recommandaient l'usage du poison, instituaient le corps des luparii, ancêtres des louvetiers…

La symbolique du loup est universelle et prend naissance dans l'inconscient de l'homme. Une symbolique toujours à double sens, selon qu'il s'agisse de s'approprier ou d'apprivoiser la violence primale du loup, de Gengis Khan à saint François d'Assise. La Louve de Rome, le Petit Chaperon rouge, le Grand méchant loup figurent dans les mythes anciens de nombreuses sociétés humaines, depuis la Scandinavie jusqu'au Turkestan.

Aujourd'hui, les loups ont toute latitude pour se répandre partout dans nos campagnes. Un défi redoutable pour les éleveurs qui préfèrent le pâturage à l'élevage hors-sol, comme pour une société qui rêve de nature sauvage sans renoncer à des gigots et fromages produits dans des conditions naturelles.

 

«Voyage à travers l'illustration des plantes»

Mercredi 8 mars 2017 à 18h30 précises

(entrée libre et gratuite) - Auditorium du Muséum

 

 


Conférencier :  Botaniste, illustrateur et conférencier, Correspondant au Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris, Membre de la Société Botanique de France

 

De tous temps et dans le monde entier, les hommes ont éprouvé la nécessité de s’approprier la nature par sa représentation (gravures, sculptures, éléments d’architecture, dessins, peintures, etc.). Pour des raisons magiques, religieuses, alimentaires, médicinales, savantes, esthétiques, les plantes ont occupé une place de choix dans ces illustrations. Nous vous convions, lors de cette conférence, à un voyage au travers d’œuvres illustrant des végétaux ou inspirées de leurs formes, depuis un os gravé dans la préhistoire jusqu’aux ouvrages de botanique passés et actuels.

 

Téléchargez le biographie et filmographie de Philippe DANTON en cliquant ici

 

 

 

 

 

 

«L'éruption mystérieuse qui ébranla le Moyen-Age»

Mercredi 11 janvier 2017 à 18h30 précises

(entrée libre et gratuite) - Auditorium du Muséum

 


Conférencier :  Franck LAVIGNE, Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Directeur du Laboratoire de Géographie Physique UMR 8591, Meudon

 

Il y a 30 ans, les glaciologues ont identifié la présence dans les glaces polaires d’un pic de sulfate bien plus élevé que tous les autres, daté aux environs de 1257 ap. JC. Ce pic résulte d’une éruption majeure, qui a eu des répercussions climatiques à l’échelle globale.
Le volcan responsable est le Samalas, situé dans le massif du Rinjani sur l’île indonésienne de Lombok. La reconstitution de l’éruption par notre équipe pluridisciplinaire a confirmé que celle-ci était très violente, avec un Indice d’Explosivité Volcanique de 7 sur une échelle de 1 à 8.


Trois explosions principales ont produit des retombées de ponces jusqu’à 2,5 m d’épaisseur, tandis que les écroulements successifs de la colonne éruptive de 40 km de hauteur ont engendré des nuées ardentes qui ont recouvert l’île sous plusieurs dizaines de mètres de ponces.


Cette éruption est aussi décrite dans des légendes locales gravées sur des feuilles de palmier, dans lesquelles on apprend qu’elle a détruit la capitale du royaume de Pamatan, qui reste toujours enfouie sous les dépôts quelque part sur l’île.


La conférence décrit le travail de recherche mené, depuis son origine, jusqu’aux travaux encore en cours, visant à mieux comprendre les impacts locaux, régionaux et globaux de cette éruption.

 

La caldera du Samalas, adjacente au volcan Rinjani (3726 m) héberge un lac et le cône actif du Barujari.

Crédit : Céline Vidal IPGP 2014.