Muséum de Grenoble

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En partenariat avec le Muséum dans le cadre de l’exposition «Monstru’eux, vous trouvez ça normal ?»
Avez-vous déjà vu un veau à deux têtes et huit pattes ?



Cette conférence sera précédée d’une visite partielle de l’exposition «Monstru’eux» se rapportant au thème traité à partir de 17h30 par Mr Bruno HACHLER. (rdv devant l’Orangerie)


«La tératologie animale»

Mercredi 7 décembre 2016 à 18h30 précises

Attention changement d’horaire !
(entrée libre et gratuite) - Auditorium du Muséum

Conférencier : Bruno HACHLER, Inspecteur en chef de la santé publique vétérinaire, Chargé de mission et de sauvegarde et de valorisation des objets et des fonds anciens

 



La tératologie est la science des anomalies de l'organisation anatomique, congénitale et héréditaire, des êtres vivants.


Cette conférence commencera par deux points rapides mais importants des personnalités qui ont laissé leur nom à des rues et dont on ignore souvent les travaux.


suivi d’un bref historique de l’apparition de l’enseignement vétérinaire, petit rappel de l’anatomie et son évolution vers l’anatomie pathologique et des grands professeurs Lyonnais.


Et pour finir, l’historique de la tératologie et la classification actuelle qui s’appuiera sur les objets prêtés par l’école vétérinaire de Lyon.

«Les grenouilles et autres amphibiens sont-ils menacés d'une  prochaine extinction ?»


Mercredi  16 novembre 2016
à 18h30 précises
Attention changement d’horaire !
(entrée libre et gratuite) Auditorium du Muséum

Conférencière : Anne-Marie OHLER, zoologiste, herpétologiste, professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.
 


Actuellement l’étude des amphibiens rencontre un intérêt d’envergure mondiale. Cet intérêt a été suscité par une étude menée par l’Union Internationale de la Conservation de la Nature (IUCN) en collaboration avec des chercheurs et experts internationaux sur les menaces  pesant sur la survie de l’ensemble des espèces d’amphibiens.


Cette conférence tentera de présenter la fabuleuse variété des plus de 7 000 espèces connues de ce groupe, leur vie, leurs besoins écologiques, afin de mieux comprendre les contraintes qui pèsent sur elles.

«Histoire de trois plantes cultivées en Dauphiné»


Mercredi 5 octobre 2016
à 18h30 précises
Attention changement d’horaire !
(entrée libre et gratuite) - Auditorium du Muséum

Conférencier : Régis Mache, Professeur honoraire à l’Université Joseph Fourrier


Nous décrirons les origines et l’introduction dans nos régions de trois plantes importantes pour les cultures et nous présenterons les raisons pour lesquelles ces plantes sont étudiées dans des Laboratoires grenoblois.

Deux de ces plantes, le maïs et l’épinard, sont essentielles pour l’alimentation.

La troisième, le tabac, maintenant peu cultivée, est une plante modèle pour la recherche végétale

Production d'énergie : pollution, réchauffement, ressources

 

Mercredi 15 juin 2016 à 18h

(entrée libre et gratuite)
Auditorium du Muséum

Conférencier : Mr Gilles HENRI, Professeur à l’Université, Institut de Planétologie et d'Astrophysique


La production d’énergie, et principalement l’utilisation de combustibles fossiles (charbon, pétrole), est l’une des causes de la pollution atmosphérique, notamment urbaine, et du réchauffement climatique de la planète, deux questions que nous avons abondamment traitées. De plus l’épuisement des ressources conventionnelles est prévu dans le courant du siècle.

D’un autre côté, aucune autre source alternative d’énergie n’est dépourvue d’inconvénients : le nucléaire pose des problèmes de sécurité et de traitement des déchets. L’hydraulique a des capacités limitées. Les énergies renouvelables sont pour la plupart chères et intermittentes.

 Face à ces contraintes, quelles sources d’énergie sont actuellement et pourraient prochainement être exploitées dans l’agglomération grenobloise, en France, en Europe ?

Quelles pourraient être, en fonction des ressources, les évolutions du « mix énergétique », et quelles seraient les conséquences des différents scénarios  d’évolution ?

Origines des agricultures dans le Croissant Fertile :
nouvelles données, nouvelles visions


Mercredi 16 mars  2016 à 18h
entrée gratuite - Auditorium du Muséum (entrée

 


Conférencière
Margareta TENGBERG

Professeure au Muséum National d’Histoire Naturelle à Paris,
Directrice à l’UMR 7209

 



La question de la domestication des plantes et animaux et l’émergence des premières économies agro-pastorales dans la région, que nous désignons souvent comme le Croissant Fertile, fascine archéologues et naturalistes depuis près d’un siècle.

De nouvelles découvertes archéologiques, associées au progrès des études génétiques, permettent depuis quelques années d’apporter une nouvelle vision des modalités et des processus qui marquent l’importante transition entre les sociétés de chasseurs-cueilleurs de la fin du Paléolithique et celles des villages d’agriculteurs et éleveurs du début du Néolithique.

Considérée à l’origine comme un phénomène relativement rapide et originaire d’un seul « foyer central», la naissance de l’agriculture apparaît désormais comme résultant d’un processus long et multiple, impliquant différentes régions de l’Asie du Sud-Ouest, de Chypre à l’ouest jusqu’en Iran à l’est.

Cette conférence fera le point sur nos connaissances dans ce domaine, à travers des exemples issus des recherches récentes au Proche- et Moyen-Orient.

Une attention particulière sera consacrée au rôle joué dans les premières économies agricoles par quelques unes de nos céréales les plus courantes : le blé et l’orge.

 

Le projet Romanche Séchilienne : une approche intégrée et

opportuniste de l’aménagement de rivière

Mercredi 10 février 2016 à 18h

(entrée libre et gratuite)

Auditorium du Muséum

 

Conférencier : Mathieu GRENIER, Chef de Projet Séchilienne

 

Le projet Romanche Séchilienne, porté par le Symbhi (Syndicat Mixte des Bassins Hydrauliques de l’Isère), est une opération d'aménagement de rivière située dans la vallée de la Romanche, à 15 km au Sud Est de Grenoble.

Il s’étend sur environ 12 km de cours d’eau et concerne 9 communes, pour environ 20 000 habitants. Les travaux ont démarré en début d’année 2013 pour s’achever fin 2015, et le coût total de l’opération est estimé à 28 millions d’€ HT.

Le fondement initial de ce projet est d’assurer la protection des zones urbanisées contre le risque de crue centennal de la Romanche, combiné à un risque de glissement de terrain (appelé les Ruines de Séchilienne) et ses conséquences hydrauliques.

Pour autant, le projet Romanche Séchilienne se distingue par le fait qu’il prend le parti de traiter ces risques, en intégrant au mieux les autres intérêts gravitant autour de la rivière. Il s’inscrit ainsi dans un triple objectif : la protection des biens et des personnes face au risque d’inondation, la valorisation environnementale des milieux aquatiques associés, et l’insertion paysagère des aménagements proposés, avec le développement d’activités de loisirs sur les berges.

De l’opportunité d’une intervention naît ainsi un projet global.

 

Des grands singes et des hommes

Mercredi 6 avril 2018 à 18h

(Entrée libre et gratuite) - Auditorium du Muséum

Depuis près de vingt ans, Sabrina Krief observe, étudie et partage la vie des chimpanzés sauvages du parc national de Kibale en Ouganda.
 
Des milliers d'heures d'observations et des découvertes fascinantes :
Sur la façon dont des chimpanzés orphelins recueillis par les hommes se réadaptent ensuite à la vie sauvage.  
Sur le comportement quotidien des chimpanzés et tout particulièrement la façon dont ils utilisent des plantes à propriétés médicinales et à partir desquelles elle a pu isoler de nouvelles molécules à propriétés pharma-cologiques.
Sur les conséquences de la cohabitation entre humains et chimpanzés dans des zones densément peuplées. Une aventure scientifique et humaine qui nous fait mesurer à quel point les chimpanzés sont proches de nous et menacés.

 

Du marais de Crolles aux  hémicycles européens :
itinéraire d’un papillon


Mercredi 13 avril  2016 à 18h00
(entrée libre et gratuite) Auditorium du Muséum


Conférencière : Mme Dominique RICHARD, Directrice du Centre Thématique Européen sur la Diversité Biologique

 

 

Le discret Fadet des laîches (Coenonympha oedippus) petit papillon relique des périodes glaciaires, dont la dernière station iséroise avait été découverte en 1984 au Marais de Crolles se doutait –t-il que son destin se discuterait un jour dans les enceintes feutrées de la Commission européenne à Bruxelles et que son nom porterait la paraphe de tous les chefs de gouvernement de l’Union européenne ?

Comme d’autres représentants du patrimoine naturel faunistique et floristique, le Fadet des laîches a été désigné en 1992, à l’issue d’un processus consultatif impliquant experts et représentants de ministères de l’environnement, comme ‘espèce d’intérêt communautaire’, pour laquelle une action concertée en vue de sa protection devait être menée entre pays européens.

Certains types de milieux, appelés ‘habitats’ ont également été identifiés comme tels. Ainsi pour plus d’un millier d’espèces et quelques deux cent cinquante types d’habitats, les 28 pays membres de l’Union européenne se sont engagés à désigner, en vue de leur gestion conservatoire des sites dits `Natura 2000’ ; à ce jour plus de 27000 sites couvrant 18% du territoire terrestre et 5,5% du territoire marin de l’Union européenne.

La création d’un tel réseau de sites protégés, unique en son genre dans le monde, implique de très nombreux acteurs, depuis l’amateur éclairé au plus près du terrain, aux gestionnaires de l’information et aux décideurs à tous niveaux –local, national, européen – en passant par les gestionnaires et usagers de l’espace.

Un tel type de démarche menant de l’inventaire naturaliste à la prise en compte dans la planification du territoire n’est certes pas nouveau pour le département de l’Isère comme nous le rappellera notre Fadet des laîches……

Les populations aviaires au péril du dérèglement climatique

 

Mercredi 9 mars 2016 à 17h30

(Attention horaire avancé !)

Entrée libre et gratuite

Auditorium du Muséum


Conférencier : Jacques BLONDEL, Directeur de recherche émérite au CNRS Montpellier

 

Les dérèglements climatiques imposent de nouvelles contraintes aux organismes qui peuvent y répondre de plusieurs manières : soit en se déplaçant en latitude ou en altitude, ce qu'on appelle la "traque à l'habitat", soit en ajustant leur comportement, soit en évoluant par micro-évolution.

On expliquera les mécanismes de ces trois modalités de réponse qui seront illustrées à l’aide d’exemples concrets.

 

"Oiseaux et changement global

Menace ou aubaine ?"

 

Par Jacques Blondel,

Photographies de Jonathan Lhoir

2015, Editions Quae

Collection Beaux Livres - 144 pages

ISBN 978-2-7592-2361-9,

référence 02496

 

 

 

 

 

 

Organisation conjointe avec la section Isère de la Ligue pour la Protection des Oiseaux

Quelques cadavres exquis

Recherches archéo-anthropologiques

Mercredi 4 novembre 2015 à 16h (horaire modifié !!)

Auditorium du Muséum - entrée par rue des Dauphins

 

Conférencier

Philippe CHARLIER

Maître de conférence à l'Université Paris-Descartes, chercheur au Laboratoire d'Ethique Médicale (Paris 5)

 

La médecine légale et l'archéo-anthropologie sont deux disciplines soeurs qui collaborent de plus en plus sur des sujets tantôt anonymes (nécropoles gallo-romaines ou mérovingiennes), tantôt sur des patients bien identifiés.

Dans cette conférence seront présentés quelques dossiers médicaux issus du passé : étude du coeur embaumé de Richard Coeur de Lion ;  identification du squelette d'Agnès Sorel, de Diane de Poitiers, ou de la tête embaumée d'Henri IV ; examen des têtes maories en préalable à leur restitution à la Nouvelle-Zélande ; analyse radiologique de momies égyptiennes, péruviennes et d'objets d'art premier (poupées vaudou haïtiennes et fétiches d'Afrique sub-saharienne).


Les collaborations sont nombreuses, tant avec des institutions muséographiques (Musée du Louvre, Musée du Quai Branly, Musée d'Archéologie Nationale) qu'avec des instituts de recherche (CNRS, INRAP, INSERM, etc.). A chaque fois, les cas archéologiques permettent d'améliorer, de développer, de valider des techniques d'identification et/ou de diagnostic.


Ainsi, les morts deviennent "utiles aux vivants"...


 

 

La vie et la mort des dinosaures

 

 

Mercredi 2 décembre 2015 à 18h

Auditorium du Muséum

Entrée par la rue des Dauphins - Gratuit

 

Conférencier

Philippe TAQUET

Professeur au Muséum National d'Histoire Naturelle, Membre de l'Académie des Sciences

 

Un peu plus de cent cinquante ans après la définition du concept de Dinosaure par l’Anglais Richard Owen, les travaux consacrés à ces célèbres Reptiles de l’Ere Mésozoïque n’ont jamais été aussi nombreux et variés.


L’extrême diversité des trois cents genres de Dinosaures connus traduit de grandes facultés d’adaptation ; leur longévité remarquable et le taux important de renouvellement de leurs espèces témoignent de la réussite évolutive d’un groupe qui a dominé notre planète durant 165 millions d’années et qui a donné naissance aux oiseaux.


Les raisons de l’extinction des Dinosaures ont donné lieu à de multiples hypothèses et à une abondante littérature. Toutes sortes de causes possibles, biologiques ou physiques, ont été avancées. Une explication plausible et cohérente doit prendre en compte non seulement la disparition de nombreux groupes d’animaux à la fin du Crétacé, mais également la survivance de nombreux autres groupes dans le même intervalle de temps.


Chute d’une météorite, éruptions volcaniques, refroidissement climatique, compétition entre espèces, sont autant de scénarios mis en avant pour expliquer la crise de la fin du Crétacé. L’extinction des Dinosaures permet d’aborder ainsi la question plus générale des crises de la vie au cours de l’histoire de la terre.


La qualité de l’air dans la région grenobloise : situation et perspectives


Par
Camille RIEUX
Référent Territorial Isère
Air Rhône-Alpes


Mercredi 20 mai 2015 - 18H00
Auditorium / Salle de conférence du Muséum
Entrée rue des Dauphins (côté ouest du Rectorat)
Entrée Gratuite

 


La qualité de l’air dans la région grenobloise est préoccupante : les seuils réglementaires et les valeurs guides de l’OMS sont dépassés de manière récurrente pour certains polluants atmosphériques. C’est notamment le cas des particules en suspension et du dioxyde d’azote. Cette situation a des conséquences en termes de santé publique et est à l’origine d’une procédure de contentieux européen dirigée contre la France pour non-respect de la réglementation.


Mais ce constat demande à être mis en perspective. D’abord, la situation de la région grenobloise est assez hétérogène : les niveaux de polluants peuvent varier notablement d’un endroit à l’autre. Ensuite, la comparaison de la région grenobloise avec les autres grandes agglomérations de la région indique que la situation n’est pas exceptionnelle. Enfin, la tendance à l’amélioration concernant certains indicateurs montre que la pollution atmosphérique n’est pas une fatalité dans la région grenobloise.


Réduire l’exposition de la population à la pollution atmosphérique est possible. Le transport routier et le chauffage (notamment le chauffage au bois non performant) sont des leviers de réduction potentiellement efficaces. Par ailleurs, l’urbanisme est une clé de maîtrise de l’exposition de la population à la pollution atmosphérique.

Le développement des Nouveaux Animaux de Compagnie en France :

enjeux et interrogations



Mercredi 3 juin 2015
à 18h00
entrée gratuite


Conférencière
Magalie RENE-MARTELET

Maître de Conférences en Médecine des Nouveaux Animaux de
Compagnie et Parasitologie,
Docteur Vétérinaire


Au cours des trente dernières années, les vétérinaires des pays dits « développés » ou « à revenus élevés », ont vu apparaître, dans leur clientèle, des espèces inhabituelles, autrefois considérées comme animaux d’élevage, nuisibles ou exotiques, désormais maintenues en captivité et entretenues par des particuliers dans le but précis d’en faire des animaux de compagnie. La France n’a pas échappé à ce phénomène. Si la détention des espèces considérées par la législation française comme « domestiques » pose généralement peu de problème, le maintien en captivité d’espèces «non domestiques» entre dans un cadre réglementaire visant à protéger des espèces plus ou moins menacées, à éviter l’introduction d’espèces invasives ou à limiter et contrôler la détention d’espèces potentiellement dangereuses.

Cette conférence présente, à travers quelques exemples, les enjeux de cet engouement pour les Nouveaux Animaux de Compagnie à trois niveaux, celui de l’animal, celui du propriétaire détenteur et celui du vétérinaire. Quelles sont les conséquences du maintien en captivité sur la santé de ces animaux  ? Quels sont les risques pour des espèces « menacées » ? Qui sont les détenteurs de Nouveaux Animaux de Compagnie ? Quelles relations peuvent-ils établir avec ces espèces ? Quels sont les risques inhérents à la détention d’animaux originaux? Quel est le rôle du vétérinaire, à l’interface de l’animal et  du propriétaire, face à ces questions ?
 

Ouverture du cycle de conférences

 

Quel climat pour demain ?

Cycle de conférences sur les changements climatiques
du 18 Mars au 8 avril 2015




Conférencier Pierre BINTZ

 

 

Géo-archéologue,
Maître de conférences honoraire à l’Université Joseph Fourier de Grenoble

Président de l’AVDPA


«Du climat à l’homme à la fin des temps glaciaires dans les Alpes du nord»


Mercredi 18 mars 2015, 18h


Salon d’Honneur de la Ville de Grenoble
 

 

Quel avenir pour notre climat ?

La question d’un réchauffement climatique global lié à un renforcement de l’effet de serre par les activités humaines se pose aujourd’hui  d’une manière cruciale. L’une des voies pour identifier les origines de ce réchauffement est de se tourner vers le passé pour y rechercher les oscillations climatiques qui se sont développées à l’échelle de quelques siècles ou de quelques millénaires,  en comprendre les mécanismes et en évaluer l’amplitude.
 
Cette conférence présente les résultats récents livrés par l’étude des archives contenues dans les sédiments de grottes ou de lacs ou par les pollens depuis près de 2O millénaires. L’épaisseur de ces dépôts et les vestiges archéologiques qu’ils recèlent permettent une reconstitution assez précise des oscillations climatiques passées. L’interprétation de ces documents, à la lumière d’autres, collectés ailleurs, dans les glaces du Grand Nord ou au fond des océans, conduit à formuler des hypothèses sur l’histoire passée du climat de la Terre et sur son prochain avenir.
 

 

CONFERENCE

4000 ans d’histoire minière en Oisans


Mercredi 15 octobre 2014
à 18h00
 



Conférencière
Marie-Christine Bailly-Maître

Directeur de Recherche CNRS – UMR 7298 LA3M
Conservatrice du musée d’Huez et de l’Oisans et du musée de la Romanche


Les mines constituent, avec le pastoralisme, les deux principales activités qui ont permis le maintien des populations en montagne. L’Oisans participe à cette aventure et c’est une histoire minière longue de près de 4000 ans qu’il est possible d’écrire.

Le massif possède une grande variété de minéraux et de minerais : quartz hyalins, fer, plomb, cuivre, argent, or, cobalt, anthracite, …

Dès le Mésolithique (7500 avant notre ère) les hommes extraient le quartz du massif des Rousses. Au Bronze ancien (2100 avant notre ère), un vaste district est exploité pour le cuivre à plus de 2400 m d’altitude. Si l’Antiquité n’a pas encore livré de vestiges, le Moyen Âge est un temps fort de l’activité minière avec de nombreux gisements mis en chantier, dont les célèbres mines de plomb et argent de Brandes, à l’origine de la création d’une ville éphémère du XIIe au XIVe siècle. Un second temps fort marque la reprise du XVIIIe siècle, avec la venue d’ingénieurs des mines célèbres. Les gisements d’argent des Chalanches, d’or de La Gardette sont travaillés, ainsi que le fer de l’Eau d’Olle et l’anthracite de l’Herpie. L’aventure se poursuit au XIXe siècle et se termine par une catastrophe en 1950. Une avalanche balaie les bâtiments de la mine de l’Herpie (à 2100 m d’altitude sur la commune d’Huez). C’était la mine de charbon la plus haute d’Europe et la dernière exploitation minière du massif de l’Oisans.

CONFERENCE

 

Collecte et traitement des eaux usées dans la cuvette Grenobloise
 


 


Mercredi 26 novembre 2014
à 18h00

Conférencier
Bruno MANEVAL

Directeur de la Régie Assainissement

 

    
 Dans le cadre de la Métro, la Régie Assainissement assure l’ensemble de la collecte, du transit et du traitement des eaux usées sur son territoire depuis le point de raccordement des usagers jusqu’au rejet dans l’Isère, après traitement dans la station d’épuration principale de l’agglomération dite Aquapole. Actuellement, le territoire concerné par ses activités regroupe 49 commune représentant 440 000 habitants.  S’agissant des eaux usées, le débit moyen journalier reçu en 2012 à Aquapole s’est élevé à environ 232 000 m³ par jour, soit un volume annuel de quelques 85 millions de m³,et  en 2013, à 255 000 m³ par jour, soit quelques 93 millions de m³ durant cette année !  

 Après un bref historique concernant sa constitution en relais à l’action des communes et du SIEPARG, seront présentés le patrimoine géré, l’organisation mise en place, les éléments financiers, la démarche de certification Qualité avec les résultats d’une enquête de satisfaction conduite auprès des usagers du service public...

En conclusion, on évoquera deux actions récentes structurantes pour l’avenir : une synthèse de l’étude du schéma directeur d’assainissement  réalisée de 2011 à 2013 et l’ambitieux programme de modernisation d’Aquapole pour améliorer le traitement de l’eau, valoriser du «biogaz» et réduire ses effluves odorants.
 

CONFERENCE

 

La domestication animale et l’apparition des premières communautés d’éleveurs
 


Mercredi 10 décembre  2014
à 18h00


Conférencier
Jean-Denis VIGNE

Directeur de recherche, CNRS-MNHN

 


La domestication des animaux marque une rupture profonde dans les comportements humains, tant au plan techno-économique que socio-symbolique. Elle est une composante majeure de la néolithisation, au cours de laquelle l'humanité est passée du mode de vie de chasseur-cueilleur à celui d'éleveur-agriculteur.


Où, quand et comment a-t-elle débuté ? Comment l'élevage est-il né ? Quelle place les animaux ont-ils pris dans l'espace domestique, et dans la nouvelle relation au monde que les cultures humaines ont développée ?
 

 L’écriture chinoise
 


Mercredi 25 juin 2014      
à 18h00


Conférencière
Yu-Cheng FENG
Maître de conférence à l’Université Stendhal

 


 Parmi les écritures en usage aujourd’hui, l’écriture chinoise est la seule qui ait traversé autant de millénaires, du 13ème ou 14ème siècle avant J.-C. jusqu’à nos jours et ce, en dépit de l’évolution technologique des supports, y compris les supports informatiques des 20ème et 21ème siècles.


Cette écriture d’origine logographique a valeur d’institution dans la tradition chinoise. Composée de milliers de caractères correspondant chacun à un mot, elle sert de repère invariable à la réalité constituée des vicissitudes de l’histoire et de l’effet des hommes dans toutes leurs diversités.


 Indépendante du temps et également du lieu, l’écriture chinoise exerce une influence sur une large étendue géographique, y compris le Japon, la Corée et le Vietnam.


Notre exposé portera alors sur le fonctionnement et l’évolution de cette écriture constituée d’un lexique dont le nombre est en évolution permanente, répondant aux besoins renouvelés jour après jour.
Les écritures phonétiques se servent d’un jeu de vingt et quelques lettres pour décrire le son des mots, sans tenir compte de leurs sens ; l’écriture chinoise, quant à elle, est dotée de différents signes qui renvoient soit directement au sens du mot sans prendre en compte le son, soit au sens et au son d’une manière indicative, soit au son seul d’une manière approximative...

 

Conférence

 

Alimentation en eau de Grenoble

Par Jacques TCHENG

Directeur Général de la Régie des Eaux de Grenoble

Mercredi 7 Mai 2014 à 18h00

Salle de conférence / Auditorium du Muséum

Entré rue des Dauphins - Libre et Gratuit

 

L'histoire contemporaine de l'eau de Grenoble est liée à sa qualité. Un prérimètre de 2 330 hectares réglementé par arrêté préfectoral protège ses captages. Dés 1882, Mr THIERVOZ équipe ce site de galeries drainantes pour capter le Drac et fournir l'eau aux grenoblois. Cette nappe phréatique est alimentée par 3000 km2 de bassin versant du Drac, garantissant ainsi abondance et pureté naturelle à l'eau. son renouvellement est assuré grâce aux fontes des neiges et des glaciers (Ecrins). En s'infiltrant à travers des couches d'alluvions graveleuses, l'eau se purifie naturellement et acquiert des propriétés d'eau de source. Ainsi l'eau du robinet de Grenoble ne subit aucun traitement. Un réseau d'adduction de plus de 120 km la conduit par simple gravité jusqu'au coeur de l'agglomération.

Dans la seconde moitié du XXème siècle, les équipements ont été modernisés pour répondre aux besoins industriels et s'adapter à l'exploitation du Drac par EDF. Les investissements précurseurs réalisés font de Rohefort un élément remarquable du patrimoine régional. Connu aussi pour son faible prix et sa gestion publique exemplaires, l'"Eau de Grenoble" est devenue une référence nationale.

Conférence

"Guyane, à la découverte d'une forêt primaire"

Mercredi 23 avril 2014 à 18h30

conférencier : Thybaud SYRE    

auditorium du Muséum

Entrée rue des Dauphins - libre et gratuite

Alors que la brume des mythes et légendes recouvre encore largement la forêt primaire de Guyane, de nombreux naturalistes, dès le 18ème siècle, ont entrepris la découverte de cette forêt majestueuse. Ces explorateurs ont ainsi mis en lumière une diversité biologique extraordinaire.

Aujourd'hui, notre compréhension de ce milieu se présicé. En plus des noms scientifiques d'espèces, certains mécanismes qui animent cette forêt sont mieux connus. L'inventaire, loin d'être exhaustif, comprend déjà plus de six mille espèces végétales. Quelques-unes d'entre elles sont remarquables soit par leurs tailles, leurs adaptations ou leurs interactions interspécifiques.

Malheureusement, la brume ne cache pas seulement la biodiversité remarquable d'un milieu unique et fragile, elle dissimule aussi les menaces qu'encourent toutes les forêts primaires des tropiques.

 

 

CONFERENCE

 

La pollinisation : un service écologique menacé

 


Pascal DUPONT
Entomologiste, Muséum d'Histoire Naturelle de Paris

 


Mercredi 2 avril  2014 - 18h00

Auditorium / Salle de conférence du Muséum
Entrée rue des Dauphins (côté ouest du Rectorat)
Entrée Gratuite

 

La pollinisation est une relation essentielle entre les plantes à fleurs et les insectes. Cette relation apporte des bénéfices mutuels. Les plantes peuvent ainsi se reproduire et les insectes peuvent se nourrir du nectar. Ce service écologique joue un rôle très important pour la conservation des plantes à fleurs et des insectes floricoles, qui constituent une très grande partie de la biodiversité spécifique. Les mortalités importantes observées ces dernières années chez l’abeille domestique, sont la résultante de plusieurs facteurs. Certains ont un impact important pour toutes les espèces d’insectes pollinisateurs. Les conséquences pour la biodiversité animale et végétale peuvent être non négligeables. C’est aussi le cas pour de nombreuses plantes cultivées dont les rendements dépendent fortement de la pollinisation par les insectes. Les causes sont multiples mais les facteurs les plus importants sont la disponibilité florale pour les insectes au cours de l’année et l’uniformisation du paysage agricole. Ce service écologique est actuellement gratuit. Il pourrait devenir payant pour certaines cultures comme c’est déjà le cas dans certains pays. Il est nécessaire de repenser le paysage qui nous entoure en faveur des insectes floricoles et chacun peut y contribuer.

CONFERENCE

 

L'arrivée de la vigne en Gaulle

 

Philippe MARINVAL

 

Mercredi 22 janvier 2014  à 18h00

Auditorium / Salle de conférence du Muséum
Entrée rue des Dauphins (côté ouest du Rectorat)
Entrée Gratuite

 

 

 

La vigne et le vin ont profondément structuré les civilisations européennes tout au long de l’histoire.

 Ces dix dernières années quantité de découvertes et d’études (ADN, nouvelles approches archéobotanique…) sont venues complètement renouveler nos connaissances sur l’histoire de cette plante et de sa production principale : le vin.

 C’est cette nouvelle histoire qui sera retracée, du Caucase et l’Arménie aux Alpes.

 

 

CONFERENCE

 

Naissance de l’écriture en Mésopotamie



Carole ROCHE HAWLEY
Chargée de recherche CNRS


Mercredi 19 février 2014  - 18h00
Auditorium / Salle de conférence du Muséum
Entrée rue des Dauphins (côté ouest du Rectorat)
Entrée Gratuite





 



À la fin du IVe millénaire l'écriture apparaît en basse Mésopotamie, au sud de l'Iraq actuel, probablement dans des milieux sumériens.  

Au fil du temps, cette écriture se répand, certains pays voisins l'adoptent pour noter leur propre langue, d'autres adoptent l'écriture et la langue qu'elle véhicule – assyro-babylonien dès le IIe millénaire, le sumérien étant désormais une langue morte. Dans le courant du IIe millénaire, elle s'impose dans l'ensemble du Proche-Orient ancien pour devenir, avec la langue akkadienne qu'elle véhicule, le moyen de communication privilégié entre les différentes puissances existant. La fin du IIe millénaire marque la période d'apogée de cette écriture qui va connaître un déclin au Ier millénaire pour finalement disparaître au Ier s. après J.-C.

C'est la naissance de cette écriture en Mésopotamie qui fera l'objet de la communication ainsi que son parcours sur plus de trois millénaires.

 

CONFERENCE

 

Les mamifères d’altitude dans les Alpes

 


Gilles FARNY
Chargé de mission "faune" au Parc national des Ecrins

 


Mercredi 12 mars 2014 - 18h00

Auditorium / Salle de conférence du Muséum
Entrée rue des Dauphins (côté ouest du Rectorat)
Entrée Gratuite



 

 


Pour évoquer la faune de montagne, il faut préalablement définir ce qu'est la montagne. On peut par exemple fixer dans les Alpes la limite bien ronde de 1000 mètres d'altitude. A ce niveau et au-delà, près de 80 mammifères, présents pour la plupart également en plaine, sont encore susceptibles d'être rencontrés, alors que seules dix espèces sont essentiellement montagnardes.
Montons en altitude : dans les pelouses de l'étage alpin ne se rencontrent plus que 26 espèces de mammifères. Celles qui ne vivent qu'en montagne, bien sûr, comme la marmotte ou le lièvre variable. Mais aussi d'autres qui ont récemment réinvesti ces milieux à certaines périodes de l'année. Ainsi, le cerf, le chevreuil et même le sanglier croisent là-haut en été le chamois, ce dernier par ailleurs de plus en plus fréquent dans des secteurs forestiers de basse altitude. Si le bouquetin des Alpes n'est pour l'essentiel présent aujourd'hui qu'en montagne, c'est que les réintroductions auxquelles il doit son retour se sont concentrées sur ces espaces. Mais ses biotopes de prédilection, ce sont les falaises qu'il peut coloniser de la haute montagne jusqu'au bord de la mer. A l'instar du campagnol des neiges, le mal nommé, présent depuis les plus hauts sommets des Alpes jusqu'à la garrigue languedocienne, indifférent à l'altitude mais pas à la présence des éboulis rocheux qu'il affectionne.
Bien des facteurs influencent la dynamique des mammifères en altitude. Certains ont retrouvé là les conditions favorables pour leur retour naturel ou la réussite de leurs réintroductions. Pour d'autres, l'altération des habitats naturels fragilisent leur population. Des études mises en oeuvre dans le parc national des Ecrins permettent d'appréhender certains de ces facteurs.

CONFERENCE

 

Les crises énergétiques
 


Patrick CRIQUI
Directeur de recherche au CNRS, responsable de l’équipe EDDEN

 

 


Mercredi 26 mars 2014 - 18h00
Auditorium / Salle de conférence du Muséum
Entrée rue des Dauphins (côté ouest du Rectorat)
Entrée Gratuite

 

 

 

 


Depuis les débuts de la révolution industrielle, le recours à des quantités croissantes d’énergie est une des caractéristiques essentielles des sociétés modernes. Les énergies fossiles ont joué un rôle de premier plan et elles représentent aujourd’hui encore plus de 80% de l’approvisionnement énergétique mondial. C’est dire la dépendance extrême de nos économies ! Or cette dépendance est source de deux catégories de problèmes : un problème amont, celui de l’approvisionnement régulier et à des niveaux de prix acceptables pour les pays consommateurs ; et un problème aval, celui de la dispersion dans l’atmosphère du gaz carbonique (CO2) qui est un déchet de la combustion des énergies fossiles, cause d’une augmentation de l’effet de serre et des risques de changement climatique. L’économie mondiale navigue donc aujourd’hui entre Charybde et Scylla, soit entre les risques de crise d’approvisionnement et les risques climatiques. Cela alors que les alternatives, énergies renouvelables ou nucléaire, doivent encore relever des défis techniques, économiques ou sociaux. A vrai dire les risques de pénurie physique d’hydrocarbures sont aujourd’hui reportés vers la seconde moitié du XXIème siècle, alors même que c’est bien avant qu’il faut diminuer les émissions mondiales de gaz à effet de serre. La crise énergétique majeure est donc une crise qui n’est aujourd’hui apparente que dans les discours des scientifiques, discours auquel il convient cependant de faire confiance si l’on veut éviter une dérive irrémédiable du climat planétaire.

Conférence

 

Imptact du changement climatique sur l’agriculture

 


Par
Bernard SEGUIN
Directeur de recherche INRA
Unité Agroclim d’Avignon

 

 


Mercredi 18 septembre 2013 - 18H00
Auditorium / Salle de conférence du Muséum
Entrée rue des Dauphins (côté ouest du Rectorat)
Entrée Gratuite

 


Quelle sera l’évolution de l’agriculture sous l’influence du changement climatique au cours du 21è siècle ?


Nous considérons en premier lieu la stimulation de la photosynthèse et de la croissance des plantes, résultant de l’augmentation de la concentration en CO2. Puis nous évaluons l’effet du changement climatique - à la fois augmentation des températures et modification de la pluviométrie - sur les différentes espèces végétales.

Dans ce cadre général, nous portons une attention particulière aux évolutions récentes des cultures en différentes parties du territoire français, en examinant les changements observés dans les décennies récentes - floraison plus précoce, avancée des dates de vendange, allongement de la saison de végétation, extension de l’aire de certains ravageurs.

Nous évoquons aussi les impacts d’évènements extrêmes - gel d’hiver et de printemps, sécheresses, pluies intenses et inondations, orages violents. En conclusion, nous analysons les stratégies possibles d’adaptation, sur place ou en considérant des déplacements géographiques des cultures.

Conférence

 

Comment l'évolution a-t-elle pu produire le langage ?

 

 

Par

Jean-Louis DESSALLES

Enseignant - chercheur en sciences cognitives à Telecom Paris Tech

 

 

Mercredi 16 octobre 2013 - 18H00
Auditorium / Salle de conférence du Muséum
Entrée rue des Dauphins (côté ouest du Rectorat)
Entrée Gratuite

 

 

Le langage humain reste une énigme : quelle est la fonction d’un comportement qui consiste à passer plusieurs heures par jour à raconter des histoires et à discuter? Si le bavardage est futile, pourquoi l’écouter ? Et s'il est utile, pourquoi donner ainsi des informations gratuitement et avec une telle profusion ? Si, comme nous l’explique Charles Darwin, les êtres vivants sont en concurrence avec leurs congénères pour contribuer aux générations suivantes, nous devrions descendre de ceux qui ont profité des informations des autres, sans en donner eux-mêmes. Notre caractère bavard (nous prononçons près de 16 000 mots en moyenne chaque jour) prouve le contraire : ceux qui parlaient abondamment bénéficiaient d’un avantage qui leur a permis d’être nos ancêtres. Comment l’expliquer ?

La réponse vient peut-être de l'organisation sociale singulière de notre espèce.

 

 

Bibliographie :

Dessalles, J-L. (2000). Aux origines du langage : Une histoire naturelle de la parole. Paris: Hermès-science.

Dessalles, J-L. (2008). La pertinence et ses origines cognitives - Nouvelles théories. Paris: Hermes-Science Publications. pertinence.dessalles.fr

Dessalles, J-L. (2009). Why we talk - The evolutionary origins of language (2nd edition). Oxford: Oxford University Press. www.dessalles.fr/WWT/

Dessalles, J-L., Picq, P. & Victorri, B. (2006). Les origines du langage. Paris: Editions Le Pommier.

Conférence

 

Présentation du Livre

"Vercors, terre de préhistoire"

 

Par

Pierre BINTZ et Jean-Jacques MILLET

Chercheurs préhistoriens

 

Mercredi 20 novembre 2013 - 18H00
Auditorium / Salle de conférence du Muséum
Entrée rue des Dauphins (côté ouest du Rectorat)
Entrée Gratuite

 

Du Paléolithique au Néolithique, une formidable épopée à la rencontre de nos ancêtres dans le Vercors. Citadelle sans doute, mais citadelle ouverte, le Vercors est parcouru et occupé par l'Homme depuis plus de 50 000 ans, et ce malgré les difficultés d’accès et de circulation, les rudes conditions de vie en altitude et l’âpreté du milieu montagnard. Dans un premier temps, les auteurs nous rappellent combien les variations climatiques ont façonné ce massif au fil des âges que ce soit dans sa morphologie, ses paysages, sa végétation et ainsi conditionné les migrations puis les premières occupations humaines. Ensuite, ils nous font revivre cette formidable épopée du Paléolithique moyen avec les premières incursions des Neandertal jusqu'au Néolithique final où l'on assiste à l'installation de populations dans les zones de moyenne et basse altitude. Cet état des connaissances sur la préhistoire en Vercors est le fruit de précieuses et patientes recherches menées depuis une quarantaine d'années par des équipes de chercheurs et de bénévoles, chacun dans leur discipline scientifique. Nous vous les livrons dans cet ouvrage, richement illustré et documenté, qui vous donnera toutes les clés pour vous replonger dans nos origines et vous invitera sans aucun doute à revenir sur les traces de nos ancêtres dans le Parc naturel régional du Vercors.

Conférence

 

Plus de 7 milliards d'humains aujourd'hui...    combien demain ?

L'évolution de la population mondiale

 

 

 

Par

Gilles PISON

Directeur de recherche à l'INED

 

Mercredi 4 décembre 2013 - 18H00
Auditorium / Salle de conférence du Muséum
Entrée rue des Dauphins (côté ouest du Rectorat)
Entrée Gratuite

 

La population mondiale a été multipliée par sept au cours des deux derniers siècles, passant d’un milliard d’habitants vers 1800 à 7 milliards en 2011, et elle continue d’augmenter au rythme de 1,1% par an (en 2013). Les projections des Nations unies annoncent autour de neuf milliards d’hommes en 2050. Pourquoi la croissance devrait-elle se poursuivre ? La stabilisation est-elle envisageable à terme ? La décroissance tout de suite  ne serait-elle pas préférable ? Si la population doit encore augmenter de deux milliards d’ici 2050, comment accueillir ce surplus ? Le défi est d’autant plus grand que cet excédent de population se concentrera dans les continents du Sud. L’Afrique verra en particulier sa population multipliée par deux d’ici 2050, et probablement par près de quatre d’ici 2100, ceci malgré l’épidémie de sida. Alors qu’un homme sur sept vit aujourd’hui en Afrique, ce sera probablement plus d’un sur trois dans un siècle.

 

Notice biographique

Ancien élève de l’École normale supérieure, Gilles Pison est professeur au Muséum national d’histoire naturelle, directeur de recherches à l’Institut national d’études démographiques et rédacteur en chef de la revue Population et Sociétés. Il mène des recherches sur les changements démographiques et sanitaires dans le monde avec un intérêt particulier pour l’Afrique au sud du Sahara où ses recherches le conduisent à organiser des enquêtes de terrain au Sénégal. Outre de nombreux articles scientifiques, il a publié l’ouvrage Atlas de la population mondiale. Faut-il craindre la croissance démographique et le vieillissement ? (Éditions Autrement, 2009).

Conférence

 

Les archives sédimentaires de la cité d’Alexandrie d’Egypte :

une autre lecture de l’histoire

 


Jean-Philippe GOIRAN
Chargé de recherche, UMR du CNRS, Maison de l’Orient
et de la Méditerranée, Université Lumière- Lyon 2

Mercredi 19 Juin 2013 à 18h

Auditorium / Salle de conférence du Muséum
Entrée rue des Dauphins (côté ouest du Rectorat) - Entrée Gratuite


Les recherches paléo-environnementales ont permis de préciser l'évolution des paysages d’une des plus grandes cités portuaires antiques de Méditerranée : Alexandrie d'Egypte. Plusieurs campagnes de carottage et des prospections en scaphandre autonome ont
permis d’identifier six principales étapes dans l’évolution des paysages. (1) Un tombolo, établi entre l’île de Pharos et le futur site d’Alexandrie, se développe dès le début du IVème siècle. (2) Au moment de la fondation d’Alexandrie, le tombolo devient semi-émergé.
L’Heptastade, chaussée de près de 1300 m de long reliant l’île et la cité, est alors construit sur la partie sommitale de ce tombolo et non sur une accumulation massive de remblais. (3) À partir de la période Romaine, on assiste à une progradation des plages et au comblement progressif des bassins portuaires. (4) Durant l’Antiquité Tardive et le début de la période Arabe, un ou plusieurs tsunamis provoquent une ingression marine brutale par érosion des plages. (5) La progradation des rivages reprend rapidement en raison d’un
important stock sédimentaire grossier disponible provenant des destructions occasionnées par le ou les tsunamis. (6) Vers les VIII-IXèmes siècles après J.-C., une hausse du niveau marin relatif de 5,5 ± 1 m est enregistrée. Les raisons de cet enfoncement soudain sont encore mal connues. Enfin, la progradation des plages reprend progressivement au cours de l’époque arabe, puis ottomane.

Conférence


Les grottes ornées paléolithiques des gorges de l’Adèche et du Gardon

 


 

Bernard GELY -DRAC Rhône-Alpes


Mercredi 15 Mai 2013 - 18H00
Auditorium / Salle de conférence du Muséum
Entrée rue des Dauphins (côté ouest du Rectorat) - Entrée Gratuite


L'art des chasseurs du Paléolithique supérieur qui est daté entre 35000 et 12000 ans avant notre ère, est avant tout un art animalier auquel de nombreux signes et représentations humaines sont associés. La présentation fera état des principales cavités ornées des gorges de l'Ardèche (Ardèche et Gard) et du Gardon (Gard) et des recherches en cours.

Conférence


NOURRIR LA VILLE.... AU PLUS PRES


Renaud de LOOZE
Ingénieur
Créateur de la Palmeraie des Alpes


Mercredi 24 avril 2013 - 18H00
Auditorium / Salle de conférence du Muséum
Entrée rue des Dauphins (côté ouest du Rectorat)
Entrée Gratuite


En tant que pépiniériste, j’ai favorisé le développement –sans le vouloir, ni le susciter- de quantités d’espèces animales et végétales qui s’invitaient au festin destiné à la production de mes propres plantes.
J’ai réalisé au fil des ans que l’écologie est avant tout nutritionnelle et séquentielle : une culture génère des déchets qui vont servir de repas à d’autres organismes, ce qui crée de nouveaux restes attirant de nouvelles espèces instaurant ainsi plusieurs cycles.
Malgré l’arrivée de ces nombreux convives, la culture reste rentable car la totalité de ce qui est apporté sert à tous mais à des moments différents. Chacun mange –quand son tour est venu l’eau,l’énergie, les protéines, les minéraux, les vitamines, etc. Pour nourrir tout ce petit monde dans le bon ordre il a fallu devenir le « nutritionniste » des espèces que je souhaitais favoriser et l’affameur des indésirées!
L’éco-diététique est une approche globale et concrète pour produire une alimentation saine et économique en conciliant le jardinage, le plaisir de la table, la santé, les échanges et le recyclage de ce qui a vécu. Comment bien nourrir les plantes –et quelles plantes ?- pour bien nourrir les hommes et leurs animaux, et nourrir efficacement les organismes recycleurs ?

Conférence


LES ORIGINES DE LA VIE : APPROCHE ARCHEOBIOLOGIQUE

 


Marie-Christine MAUREL
Professeure à l’université P. et M. Curie, Paris VI
Laboratoire Acides nucléiques et biophotonique - FRE 3207


Mercredi 27 mars 2013 - 18H00
Auditorium / Salle de conférence du Muséum
Entrée rue des Dauphins (côté ouest du Rectorat)
Entrée Gratuite


Le système solaire présente des caractéristiques uniques qui permettent à la vie de s’exprimer telle que nous la connaissons aujourd’hui.
A l’échelle des temps géologiques nous verrons quelles furent les principales étapes de l’évolution du vivant, et suivrons les pistes qui nous mettent sur les traces de vie anciennes.
Enfin, les briques élémentaires du vivante sont-elles suffisantes pour reconstruire la première cellule ?

Conférence


Les infections émergentes

 


Jean-Paul STAHL
Chef de service Maladies Infectieuses et Tropicales,
CHU Grenoble


Mercredi 20 février 2013 - 18H00
Auditorium / Salle de conférence du Muséum
Entrée rue des Dauphins (côté ouest du Rectorat)
Entrée Gratuite


Depuis 3 décennies, 35 maladies infectieuses nouvelles sont apparues. Les plus célèbres sont sans conteste en premier lieu le SIDA, par le nombre des malades et la symbolique de sa transmission, les fièvres Ebola et Lassa, par le retentissement médiatique et hollywoodien, le SRAS, en raison de l’inquiétude qu’il a suscité pendant quelques mois (mortalité d’environ 50%), ou encore la grippe qui, d’une certaine façon, est nouvelle tous les ans, avec un risque de changement important du virus et donc de pandémie. Il ne faut cependant pas occulter les maladies ré-émergentes, diphtérie et tuberculose, ou les maladies en ex pansion : paludisme, dengue, diarrhées. En effet le mot émergence peut prêter à confusion : les agents pathogènes sont plus anciens que l’humanité. Ce qui émerge, c’est leur expression clinique chez l’homme, sous l’influence de divers mécanismes : mutation, modifications écologiques, habitudes humaines nouvelles.
Notre propos sera de donner des exemples très concrets d’épidémies liées à des émergences sous l’influence de divers mécanismes. Nous essaierons de proposer, quand elles existent, les mesures préventives à l’échelle individuelle et collective.

Conférence

 


LES PLANTES MEDICINALES DES ALPES

 


Gilles CORJON
Dr en pharmacie, conseiller en phytothérapie
et enseignant à l'Ecole Lyonnaise de Plantes Médicinales.


Mercredi 30 janvier 2013 - 18H00
Auditorium / Salle de conférence du Muséum
Entrée rue des Dauphins (côté ouest du Rectorat)
Entrée Gratuite


L’usage traditionnel des plantes de nos montagnes alpines s’est transmis de génération en génération jusqu’à nos jours. Ce savoir populaire constitue le fondement de nombreuses pratiques de santé actuelles et peut dans certains cas être à l’origine de plusieurs médicaments modernes de phytothérapie.
D’autre part, on constate un certain engouement pour de nouveaux usages de la flore médicinale sauvage en particulier celle de nos montagnes alpines. Ainsi, les plantes d’altitude exposées à des radiations UV intenses savent se protéger en élaborant des composés aux propriétés anti-oxydantes qui peuvent aussi se révéler utiles à la santé humaine surtout dans une approche préventive.

Conférence


Que nous apprennent les forages dans la glace des régions polaires ?


Jean-Robert PETIT
Directeur de Recherche au CNRS


Mercredi 5 décembre 2012 - 18H00

Les grands forages dans la glace du Groenland et de l’Antarctique mobilisent la communauté des glaciologues et des moyens logiques considérables qui se justifient par la valeur des informations tirées des fameuses carottes de glace tant pour la connaissance du climat passé que pour l’exploration des milieux sous-glaciaire. Ces carottes de glace sont une véritable mémoire du climat et de l’environnement de notre planète et elles nous content actuellement une histoire sur plus de 800.000 ans. Ces carottes révèlent que les grandes variations du climat du passé ont toujours été accompagnées par des changements dans la composition de l’atmosphère en
gaz à effet de serre, une relation qui ne peut que nous interroger sur l’évolution possible du climat actuel sous l’influence des émissions de CO2 liées aux activités humaines. A plus de 3700 m de profondeur en Antarctique, des lacs sous -glaciaires sont présents depuis des lustres et contiennent peut être une vie inconnue. Le plus grand d’entre eux localisé la station russe de Vostok, vient d’être atteint et nous livre ses premiers secrets.

Conférence


ANALYSE DE LA FLORE DES ALPES


David AESCHIMANN
Conservateur aux Conservatoire et Jardin botaniques de Genève


Mercredi 14 Novembre 2012 - 18H00

Cette conférence présente les analyses statistiques menées sur certaines données publiées dans Flora alpina, soit celles relatives à la nomenclature et à la chorologie dans les Alpes, ainsi que celles concernant la distribution altitudinale et mondiale des taxons. Un historique de la connaissance des plantes vasculaires recensées dans l’arc alpin est dressé. La biodiversité est caractérisée et l’endémisme est aussi évalué, par catégorie taxonomique, par étage de végétation et par division administrative. Des patrons cartographiques sont mis en évidence. L’extrémité méridionale des Alpes occidentales et le sud-ouest des Alpes orientales se confirment comme les régions des Alpes où la densité d’endémiques et la richesse aréale sont les plus élevées.
D’autre part, le poids relatif de chaque contingent floristique est fourni, pour la flore totale et parmi les xénophytes, ainsi que sous forme de patrons cartographiques pour les principaux contingents. Réunissant près du tiers des taxons recensés dans l’arc alpin, le cortège floristique sud-européen-montagnard est le plus important.
Enfin, il est démontré que dans les Alpes, la richesse aréale est positivement corrélée avec le poids relatif du cortège floristique méditerranéen. Ces analyses statistiques font l’objet d’une série d’articles publiés dans la revue Candollea dès le numéro 66(1) de juin 2011.

On peut téléchargerces articles à l’adresse suivante : www.ville-ge.ch/cjb/publications_candollea.php

Conférence


Animaux mal-aimés, mythe ou fatalité ?


Jean-Pierre MARTINOT
Chargé de mission faune,
Parc National de la Vanoise


Mercredi 24 octobre 2012 - 18H00



Les rapaces nocturnes et chauves-souris ont longtemps été les mal-aimés de notre civilisation occidentale ; ce jugement s’applique également aux vautours et aux serpents. Partant du constat que ces espèces étaient divinisées ou déifiées dans les civilisations antiques, grecque et latine, le propos cherche à éclairer les raisons de ce changement radical de représentations sociologiques.
Il semblerait que le passage du polythéisme au monothéisme ait largement contribué à «renverser»ces idoles et jeté un voile d’ignorance sur les moeurs de ces espèces.
Etayé par des éléments d’éco-éthologie et de biogéographie l’auteur tente de restituer un peu d’objectivité sur la biologie de ces espèces avec l’espoir de contribuer à les réhabiliter.

Conférence


Chimie bio-inspirée et Hydrogène : des algues aux nanomatériaux


Vincent Artéro
Chercheur CEA


Mercredi 10 octobre 2012 - 18H00
 


La photosynthèse e permet aux plantes d’utiliser l’énergie solaire pour réduire le dioxyde de carbone et produire leur biomasse. Certaines micro-algues ou bactéries ont même développé une variante de ce processus leur permettant de produire de l’hydrogène grâce à une enzyme spécifique et très efficace, l’hydrogénase. Cependant, si l’hydrogène est un gaz à haute capacité énergétique massique qui pourrait constituer le carburant idéal d’une économie de l’après-pétrole, de nombreux verrous scientifiques et technologiques restent à lever, notamment en ce qui concerne sa production à partir de ressources renouvelables. Nous montrerons comment les chimistes peuvent s’inspirer du fonctionnement des systèmes biologiques pour développer des nouveaux catalyseurs
ou photocatalyseurs pour produire l’hydrogène sans recourir à des métaux nobles ou rares comme le platine.


La conférence est précédée d’un film réalisé par


Mr Matthieu Chauvin, Cinéaste


Des Chimistes Bio-inspirés, l’hydrogène de demain.

Ce film documentaire d’une durée de 15mn environ présente de manière didactique les différentes étapes successives intervenues
dans uen démarche scientifique pluridisciplinaire visant à s’inspirer délibérément de processus chimiques relevant du domaine de la catalyse existant dans le monde du vivant et ce pour la prodution d’hydrogène gazeux. Cette recherche fondamentale s’inscrit dans le cadre des efforts entrepris pour le nécessaire renouvellement, à terme, de nos ressources énergétiques.

Conférence


L’océan global, une composante clé de la machine climatique


Julien Le Sommer
Chargé de recherche au CNRS
LEGI


Mercredi 26 septembre 2012 - 18H00
 


L’océan recouvre 71 % de la surface de la Terre, soit près de 361 millions de km2, ce qui représente 1.322 milliards de km3 d’eau ! La dynamique des océans est étroitement couplée à la circulation atmosphérique et à la rotation sur elle-même de notre planète. Le vent, la pression, la salinité et la température expliquent pour une grande part l’existence des courants marins. Les océans jouent, à différentes échelles spatio-temporelles, un rôle primordial dans la régulation du climat terrestre. Ainsi, en s’enfonçant de la surface jusqu’au plus profond des océans et en remontant à la surface ailleurs, tel un énorme tapis roulant, la circulation océanique aide à répartir autour de la Terre la chaleur émise par le soleil.

Conférence


Les plantes alpines : adaptations à la vie en milieu extrême


Serge AUBERT
Professeur à l’UJF


Mercredi 20 Juin 2012 - 18H00
 


Avec l’altitude, les plantes sont exposées à des contraintes environnementales de plus en plus sévères. En haute montagne, dans les étages alpin et nival, la température ambiante conditionne fortement les processus écophysiologiques fondamentaux, notamment la respiration et la photosynthèse.
Dans les zones tempérées et polaires, le froid présente un caractère saisonnier, l’hiver alternant avec des saisons favorables à la croissance et à la reproduction. Dans les zones équatoriales, les saisons sont très peu marquées et le gel n’existe pratiquement pas sauf aux hautes altitudes. Le froid est d’autant plus marqué que l’on s’élève en altitude, la température décroissant de quelques 0,55°C pour 100 mètres de dénivellation. Ce gradient thermique altitudinal détermine l’étagement caractéristique de la végétation en zone montagneuse. Pour survivre, les plantes, très majoritairement des espèces herbacées, doivent impérativement s’adapter à un milieu tout particulièrement défavorable.

Conférence


Le changement climatique global

Marie-Antoinette Mélières
Maître de conférence à l’UJF


Mercredi 9 Mai 2012 - 18H00
 


Le réchauffement climatique en cours pose plusieurs questions fondamentales à la société, dont les réponses données apportent souvent plus de confusion qu’elles ne retracent l’avancée réelle des connaissances acquises par la communauté scientifique internationale. Elles concernent l’origine du réchauffement (humain), son importance (mondiale) et ses conséquences, l’évolution future et sa place parmi les changements climatiques naturels qui animent la planète.

Conférence


Une histoire de la forêt

Martine CHALVET
Maître de conférence


Mercredi 4 avril 2012 - 18H00
 


Maître de conférence à l’université de la Méditerranée, Martine CHALVET est spécialiste d’histoire des représentations, notamment
de l’histoire de l’environnement, de la forêt, des paysages.

Conférence


Animaux disparus, de Bourgogne du Sud et d’ailleurs ….


Alain ARGANT
Paléontologue


Mercredi 14 Mars 2012 - 18H00
 


Petit village au coeur des vignes du Mâconnais, Azé (Saône-et-Loire) abrite un site paléontologique et préhistorique prestigieux.
C’est l’occasion d’une plongée dans l’univers de la faune quaternaire aujourd’hui disparue.

Conférence


Accélération de la fonte des calottes polaires
 


Gael DURAND
Glaciologue


Mercredi 29 février 2012 - 18H00
 


Depuis une décennie les calottes polaires antarctique et groenlandaise rejettent une quantité de glace toujours plus grande à l’océan, laissant craindre d’importantes conséquences sur l’élvation du niveau moyen des océans.
Quels sont les processus en jeu expliquant ce changement de comportement, ainsi que les outils existants pour évaluer l’amplitude de ces modifications pour le siècle à venir ?

Conférence


Cosmologie : des trous noirs aux univers multiples

Aurélien BARRAU
Professeur à l’UJF
Chercheur au Laboratoire de Physique subatomique et de Cosmologie de Grenoble


Mercredi 1er Février 2012 - 18H00
 


Dans cette conférence, je proposerai une introduction simple à la cosmologie d'aujourd'hui et aux concepts physiques qui la sous-tendent. De la relativité générale à la théorie des cordes, en passant par les trous noirs et la gravitation quantique, nous en viendrons à interroger le statut de notre univers lui-même.

Se pourrait-il qu'il ne soit pas unique ? Peut-on penser dans un "multivers" ?

Peut-on y faire des prédictions ? Quelles ramifications philosophiques pourraient naître de cette hypothèse d'univers multiples ?

Conférence


Un tueur d’arbres de nos forêts : Le Typographe de l’épicéa



Jean-François ABGRALL
Entomologiste forestier


Mercredi 11 janvier 2012 - 18H00
 


Avez-vous remarqué, dans les pessières de Belledonne, de Grande Chartreuse ou du Vercors, des épicéas seuls ou groupés, dont le feuillage est bruni et l'écorce décollée ? Avez vous observé sur l'écorce de grumes d'épicéa en bord de piste forestière, de petits amas de vermoulure brune ?
Ce sont les indices le la présence du scolyte typographe

A l'aide d'une série d'illustrations prise sur le vif, nous vous proposons de découvrir la vie intime de ce petit insecte, les conditions à l'origine de ses pullulations après tornade en particulier, ses moyens de communication intra-spécifique et les techniques de contrôle des ses populations.